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03.07.2008

Alerte orange au Mouvement Démocrate

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02.07.2008

Energie Démocrate au premier jour

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Energie Démocrate c'est pas du pipeau

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C'est l'été sur Modem Vivendi

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Que se prépare-t-il pour cet été? Une nouveauté. Changement de décor. Nouvelle plume, nouveau décor.
 
 
Deux mois de relâche pour moi sur MoDem Vivendi. Vous avez dit relâche? Oui mais pas tout à fait bien sûr. Cet été vous allez voyager sur MoDem Vivendi avec une nouvelle plume. cette fois ci féminine. Mais où ça? Rien moins qu'aux...aux Etats Unis, et vous suivrez l'actu de la campagne présidentielle américaine depuis la terre de l'Oncle Sam, plus précisément depuis le Colorado. On commence à la mi-juillet et on finit quelques jours avant la convention démocrate de Denver...ça tombe bien, on y sera déjà...Ambiance!
 
 

Charte des utilisateurs

kowalskipinup.JPGMoDem Vivendi fête son anniversaire avec ses lecteurs. Une charte des utilisateurs vient d'apparaître.

 

Il fallait un cadeau mais un cadeau pour tous, pour plus de qualité après une année de recherche, d'hésitations et de tâtonnements. Ce cadeau est tout trouvé: c'est une charte des utilisateurs. Nous le sommes tous dès que nous passons sur ce blog. Auteur, commentateur et lecteur nous sommes responsables du contenu de cette page et nous devons dans une même démarche aller vers davantage de liberté dans le respect des droits d'autrui. Dans la mesure où certains comportements se poursuivent tel que celui des commentaires anonymes il m'a semblé juste de rappeller ces règles.

 

Après une année d'expérience, le contenu comme la forme ont largement évolué. Ce mouvement se poursuivra et ce dès cet été. (Llre l'article suivant).

 

Si des manques apparaissent n'hésitez pas à me faire parvenir vos amendements et vos suggestions à modemvivendi@yahoo.com

Delacroix soutient Energie Démocrate

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Découvrir Emily Dickinson

mili.jpg     Considérée aujourd’hui comme l’un des plus grands poètes américains, Emily Dickinson n’eut pas droit à la reconnaissance littéraire de son vivant. Presque absente de la scène littéraire, elle fut également peu présente dans le théâtre de la vie.

 

Son champ d’expérience fut limité, puisqu’elle ne s’éloigna d’Amherst que pour passer une année au collège de Mount Holyoke à South Hadley ou lors de rares séjours, à Washington ou à Boston. Il semble donc qu’elle n’ait guère quitté le cercle de cette petite communauté puritaine de Nouvelle-Angleterre, ni franchi le seuil de la maison familiale où elle disait tant se plaire – entre son père juriste et homme politique, admiré et craint, et sa mère plus effacée ; entre sa sœur Lavinia, qui ne partit jamais non plus et son frère Austin, installé dans la maison voisine avec sa femme Susan, amie de cœur de la poétesse.

 

Le choix d’un certain retrait du monde livre un signe essentiel : la mise à distance, l’ironie. Mais, à certains égards, ce retrait fut peut-être moins absolu qu’il n’y paraît : tout en se dérobant au monde, au mariage, elle adressa des lettres passionnées à divers correspondants masculins. La fin de sa vie fut marquée par des deuils répétés (son père en 1874, sa mère en 1882, son neveu Gilbert, mort à l’âge de huit ans en 1883, Otis P. Lord en 1884). Secrète et expansive, grave et moqueuse, discrète mais audacieusement libre, sa personnalité est aussi complexe que l’espace réel de son expérience fut restreint.
 

 

Selon Adrienne Rich “le génie se connaît toujours lui-même : Dickinson a choisi sa réclusion parce qu’elle savait ce qui lui convenait”. Ce choix d’artiste lui a permis de vivre en lisant et en écrivant : en lisant la Bible, Shakespeare et Dickens, ou encore Emerson, Hawthorne et Melville, et en écrivant, de l’âge de vingt ans jusqu’à sa mort 1775 poèmes.

 

 

Car l'adieu c'est la nuit, Emily Dickinson, NRF Gallimard, poésies.


 

01.07.2008

La maison du retour

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Jean-Paul Kauffmann est né en 1944. Journaliste au Matin de Paris dès 1977, puis grand reporter à L’Evénement du Jeudi, il est enlevé à Beyrouth avec Michel Seurat le 22 mai 1985 au Liban. Contrairement à Michel Seurat, mort en détention, il a été libéré le 4 mai 1988. La Maison du retour est son dernier roman.
 
 
Au retour de ses trois années de captivité au Liban, dans un état second, Jean-Paul Kauffmann découvre Les Tilleuls, une maison perdue dans la forêt au coeur de la Haute Lande. Alors qu'il décide d'acheter cette propriété dans le Sud-Ouest pour dissiper le souvenir d'un enfermement, l'ex-otage va créer avec cette demeure un étrange lien de dépendance dû en large part à ce qu'elle symbolise dans sa vie retrouvée.
Dans une fusion totale, presque païenne, avec la nature dont il a tant été privé, le narrateur campe au milieu des travaux, se délectant de cette atmosphère transitoire propre à la convalescence, cet entre-deux qui sépare confusément la fin de l'épreuve du retour au monde des vivants. Défilent une galerie de personnages inégalement pittoresques : deux ouvriers discrets et énigmatiques, l'indéfinissable agent immobilier, un architecte pressé, les voisins qui conseillent, émettent des jugements, l'épouse du narrateur qui passe chaque week-end et attend avec stoïcisme la fin des travaux... Dans un court épilogue situé en 2004, l'auteur nous dit ce qu'est devenue la maison de la résurrection tout en tentant de répondre à la question subsidiaire : la maison l'a-t-elle guéri ?
Dix-huit ans après, à travers l'histoire des Tilleuls, Jean-Paul Kauffmann peut enfin revenir sur sa captivité. Mais avec élégance il a choisi de se garder le plus souvent de l'esprit de sérieux. Jamais complaisant ou victimaire, c'est au contraire un joyeux témoignage sur son amour de la vie, sur son optimisme qui a résisté à toutes les épreuves. 
 
 
 
La Maison du Retour, Jean Paul Kauffmann, Nil 2007, folio 2008.

Journal de guerre

léon werth.jpgDéposition Journal de guerre 1940-1944 De 1940 à 1944. Né à Remiremont et ami de Saint Ex', Léon Werth oublié dans l'après guerre, est retrouvé depuis quelques années. A juste titre parce que ses livres sont justes.

 

   Réfugié dans les Vosges, Léon Werth vit l'Occupation un stylo à la main, et rédige Déposition, son journal de résistance personnelle. Il livre ici un document capital pour comprendre ce que furent vraiment ces années sombres de l'Histoire. Précises, graves et d'un humour féroce, ces pages attestent un refus de la fatalité, et demeurent d'une extraordinaire modernité.

 

Un extrait de ce journal au mois d'Avril 42: 

« Il me revient sur Pétain une anecdote, qui, si je m’en étais souvenu plus tôt, m’eût épargné beaucoup d’inutile psychologie. Peu d’années après la guerre de 14, le sculpteur Brasseur avait eu la commande d’un monument commémoratif pour je ne sais quelle ville du Nord. On en montra la maquette à Pétain : un groupe de soldats et un officier. « C’est beau, dit-il, mais il faut faire l’officier plus grand que les hommes. »

 

Léon Werth, Déposition, extraits, Points, 2007, 7€

La France Morcelée

la france morcelée.jpgJean-Pierre Le Goff, philosophe de formation et sociologue au laboratoire Georges Friedmann (Paris I-CNRS), préside le club Politique Autrement qui explore les conditions d'une renouveau de la démocratie dans les sociétés développées.

 

Nouveaux conflits du travail dits de "harcèlement moral ", émeutes dans les banlieues, refus du CPE, mouvements sociaux des salariés du secteur public, résultat du référendum sur le projet de Constitution européenne, élection présidentielle, exercice du pouvoir selon les techniques de communication et de management... Ces événements ont fait apparaître, chacun à leur manière, des fractures et des conflits dont Jean-Pierre Le Goff souligne la nouveauté irréductible. Le divorce entre gouvernants et gouvernés oblige à retracer l'évolution des élites depuis l'après-guerre. La modernisation de la fonction publique produit des effets de déshumanisation du travail et de désorientation. Les émeutes dans les banlieues et le mouvement anti-CPE mettent en lumière la difficulté nouvelle à assumer le rapport de solidarité entre générations suite aux mutations du rapport adultes-jeunes - bien différentes de celles qui furent révélées par Mai 68. Le harcèlement moral, quant à lui, prend une importance sans précédent dans une période où le désarroi conduit, faute des médiations traditionnelles, à se dire individuellement victime et à demander réparation à la justice. Une décomposition historique et une mésestime de soi qui affectent en profondeur les rapports sociaux et les institutions. La France de Nicolas Sarkozy est une France morcelée.

 

La France Morcelée, Jean Pierre Le Goff, folio actuel, 2008.

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